Dispositif expérimental

Six essences forestières couramment utilisées en construction et présentent des durabilités naturelles différentes ont été choisies pour l’étude : deux essences feuillues - le chêne et le peuplier, et quatre essences résineuses - l’épicéa, le douglas, le mélèze et le pin maritime.

La durabilité naturelle d’une essence de bois est très étroitement corrélée à la présence dans son environnement immédiat d’agents de dégradations biologiques susceptibles de l’attaquer et aux facteurs environnementaux qui influencent le développement de ces mêmes agents, tels que l’humidité, la température, le rayonnement UV, l’acidité du milieu. Pour cette raison, il a été décidé d’exposer les ouvrages sur des sites expérimentaux dont les caractéristiques écologiques et climatiques diffèrent. Les sites choisis se veulent représentatifs d’un climat donné, et sont les suivants : site de FCBA à Charrey sur Saône (climat continental), site de FCBA à Bordeaux (climat océanique), site du CIRAD à Montpellier (climat méditerranéen), site du CIRAD à Kourou en Guyane (climat tropical)

Les deux essences les moins durables (peuplier et épicéa) ont été utilisées pour réaliser un premier type de dispositif, qui a été défini de manière à tester le plus grand nombre possible de paramètres susceptibles d’influencer la durée de vie des ouvrages exposés : massivité des pièces de bois, exposition aux intempéries, positionnement des bois (verticaux, horizontaux, inclinés), usinages spécifiques des zones de contact bois/bois potentiellement génératrices d’insalubrité. Les quatre autres essences (chêne, douglas, mélèze, pin maritime), dont les duramens présentent de bons niveaux de durabilité naturelle vis à vis du risque fongique, mais globalement insuffisants pour garantir une tenue des ouvrages satisfaisante au-delà de 10 ans, ont été utilisées pour réaliser un deuxième type de dispositif. Trois essences guyanaises (angélique, gonfolo et maho cigare) ont également été intégrées dans l’étude dans le cadre d’une subvention qui nous a été accordée par la Ministère de l’Outre-mer et qui vise à étendre l’expérimentation à des essences tropicales.




Pour chacun de ces types d’ouvrages, on cherche à la fois à tester des types de conceptions courants et des types plus ou moins salubres, c'est-à-dire des conceptions qui limitent au maximum les zones d’accumulation et de rétention d’eau.